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    <title>comedien-a-tout-prix</title>
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    <description>Blog de présentation d'artiste</description>
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        <title>synopsis"la vie de mon ennemi"</title>
        <link>http://comedien-a-tout-prix.play-a-role.com/synopsis-la-vie-de-mon-ennemi--15.html</link>
        <description>Guy-Ange QUANG présente :    Projet de scénario « La vie de mon ennemi »     A digne (Alpes de Hautes Provence), un moine bouddhiste Français, d'une cinquantaine d'années, Antoine, entre dans un temple. Il se recueille, le regard heureux et pétillant de malice. Sa décision est prise : il va finir sa vie au Tibet! Cinq années auparavant, Antoine était PDG d'une grande entreprise. Vie trépidante ne lui laissant aucun répit, sans cesse débordé par ses obligations professionnelles, dérangé en permanence par ses secrétaires qui faisaient de leur mieux pour lui faciliter la tâche, stressé par des projets qui avaient du mal à aboutir. Comble de malchance, il était marié à une femme qui ne lui apportait aucun soulagement, bien au contraire. Sans arrêt en train de lui reprocher son manque de présence à la maison, parlant fort et trop vite ce qui rendait tout conversation impossible. Il avait fini par ne plus l'écouter, mais ses cris, voire ses hurlements ne lui permettaient pas de trouver auprès d'elle cette quiétude à laquelle il aspirait. Et pour couronner le tout, il avait deux enfants, un garçon d'une vingtaine d'années et une fille de deux ans plus jeune, pourris par leur mère qui en avait fait des adolescents perturbés, ne pensant qu'à faire la bringue et à sortir en boîte de nuit. Résultat, le plus souvent, il mangeait seul au restaurant ou dans un bistrot à côté de son bureau, malmené par une hernie hiatale persistante car n'ayant pas le temps d'aller visiter un médecin pour se soigner. Mais il avait su néanmoins se ménager un moment de calme dans cette tourmente, sorte de havre de paix, où il goûtait un plaisir purement psychique. A deux cents mètres de son bureau, il y avait un temple bouddhiste où il venait méditer, se relaxer, réfléchir sur sa vie, et surtout, écouter la sagesse du moine supérieur qui riait souvent des réflexions tourmentées de son élève. Aux Etats-Unis, un scientifique, d'une cinquantaine d'années, fait des recherches sur l'énergie bioélectrique, dans un laboratoire appartenant à un organisme gouvernemental, le B.E.O., (Bioélectrique Energy Institue). C'est un homme d'un abord agréable. Les femmes qui le côtoient disent de lui qu'il est bel homme avec beaucoup de nostalgie dans les yeux. En effet, Richard est veuf et vit avec sa fille de sept ans que garde une jeune étudiante quand il n'est pas à la maison.  Cette enfant est, en dehors de sa recherche, toute sa vie. Lorsqu'il entre chez lui, il est souvent très tard. La jeune étudiante s'en va et il ne lui reste plus qu'à embrasser sa fille déjà endormie puis à aller se coucher. Quand il n'est pas avec sa fille, Richard travaille à son oeuvre, une théorie sur la bioélectricité dont il a eu l'intuition au cours de ses recherches. Evidemment, il n'est pas rare de voir la lumière de son laboratoire encore allumée très tard le soir. C'est d'ailleurs, la seule fenêtre éclairée jusqu'à minuit de tout le bâtiment. Conséquence, il est très ami avec le gardien de nuit, un jeune noir qui rit tout le temps et qui vient quelquefois partager son repas avec lui et bavarder de choses et d'autres. Cet acharnement au travail fait le bonheur de ses supérieurs mais attire les moqueries, gentilles certes, mais ironiques tout de même de ses collègues. Il y en a un qui, un jour, pour le taquiner lui a dit : « richard, des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche! » Mais tout cela ne le touche pas. Seul compte son ordinateur dans lequel il entre des données  qu'il reçoit du Monde entier par mail. Ce sont des fiches d'état civil sur lesquelles sont mentionné les noms, prénoms, dates de naissances, dates de décès éventuellement, lieu de résidence, enfin tous les renseignements nécessaires pour établir une grande partie de la vie des individus. C'est dans ces données que se trouve la solution de sa théorie, il en est persuadé, alors il en emmagasine le maximum, ne vivant finalement que pour sa fille mais surtout pour son travail, au point de complètement délaisser sa vie sentimentale. Antoine est arrivé au Tibet depuis quelques mois. Il a été fait moine à digne, par le Dalaï-Lama lui-même, après une formation très poussée. Il a, bien sûr, appris à parler le tibétain mais avec des lacunes qui font souvent rire aux éclats son professeur. Evidemment, la présence de ce moine français dans ce monastère tibétain intrigue les autres moines, mais ceux-ci l'apprécient beaucoup. Comme tout novice, il fait des gaffes, pour ne pas dire des sottises, mais surtout, il a toujours faim! Et, comme si cela ne suffisait pas, il lorgne sur les filles, ce qui ne fait pas sérieux pour un moine sensé être détaché de ces préoccupations considérées comme sans intérêt dans ce milieu de prières et de méditations. Peu importe, Antoine est heureux et le dit, avec un accent provençal qui fait se tordre de rire tous les moines du monastère. Finalement, tout le monde trouve ce moine un peu original mais comme il est par ailleurs très respectueux des us et coutumes, il est très apprécié. Chaque matin, Richard raconte une histoire à sa fille, profitant du petit déjeuner pour passer un moment de tendresse avec elle. Ensuite, après une toilette sommaire, il l'accompagne à l'école. Ce matin, il est anxieux, nerveux, voire excité. Il presse sa fille, oubliant de lui raconter son histoire. Comme elle le lui reproche, il lui promet de lui en raconter une très belle le lendemain. Devant la porte de l'école, il embrasse sa fille rapidement mais malgré tout, prend le temps de regarder une jeune femme, enfin, plus très jeune, la quarantaine dont il connaît le prénom : Elizabeth. Elle a un petit garçon du même âge que sa fille et comme elle est jolie, sans être une super star, il a pour elle comme une attirance naturelle. Quand il arrive au laboratoire, Richard est encore plus anxieux. Il se met au travail et toute la journée, il engrange données sur données, ne prenant pas le temps de déjeuner à midi. Le soir arrive et tout à coup son visage s'illumine. Sur l'écran de l'ordinateur vient de s'afficher la phrase qu'il attend depuis longtemps : « Nombre de données conforme pour le lancement de la vérification de la théorie. Voulez-vous lancer le programme? » Richard tremble, nerveux. Il hésite à appuyer sur la touche qui libèrera le programme. C'est à ce moment que le gardien de nuit, la trogne hilare, fait son entrée, venant tout simplement partager son dîner avec lui. Mais Richard n'a pas le coeur à dîner. Songeur, il explique au gardien qu'il a passé des années à entrer des dates de naissances et de décès précises (avec l'heure de naissance et le fuseau horaire) dans l'ordinateur et que c'est maintenant l'heure de vérité, l'ultime étape.  Tu vois, il suffit d'appuyer sur cette touche et le bidule démarre, dit Richard en montrant le clavier du doigt. Et c'est tout? Répond le gardien en se fendant la pipe.     C'est tout! Alors le gardien, pas impressionné pour deux sous, appuie sur la touche.Aussitôt, l'ordinateur se lance dans des calculs démentiels sous l'oeil attentif de Richard qui suit avec une certaine anxiété l'évolution du curseur indiquant l'avancement des calculs. Le gardien, débonnaire, a sortie un torchon qu'il étale sur le bureau, les assiettes, les couverts et les verres et débouche tranquillement une bouteille de vin. Le curseur arrive en bout de course, hésite un bref instant, puis sur l'écran s'affiche la phrase : « Théorie valable... à cent pour cent ». Richard pousse un cri de joie, bondit sur le gardien qu'il entoure de ses bras, l'embrasse.  Euréka! J'ai gagné! Patron, un petit coup de Beaujolais pour fêter ça? Le soir, chez lui, Richard embrasse sa fille déjà endormie, dit bonsoir à la jeune étudiante qui le regarde d'un drôle d'air. ça va, Monsieur?  ça va! C'est le plus beau jour de ma vie! Vous avez gagné à la loterie? Mieux que ça! J'ai la confirmation que ma théorie est juste! Votre théorie? Quelle Théorie?     Je vous expliquerai un jour. Il se fait tard, allez vous coucher. Quand la jeune étudiante est partie, Richard monte dans la chambre de sa fille, l'embrasse encore, puis s'allonge à côté d'elle tout habillé. Il sait que cette nuit, il ne dormira pas. Au Tibet, la situation est alarmante. Les chinois ont envahi le pays et veulent s'en rendre maître. Evidemment, outre la population qui subit les sévices dont sont capables des envahisseur sans scrupules, les moines, représentant une forme de philosophie honnie par les occupants, sont frappés, battus comme des esclaves, et même tués pour un regard jugé outrecuidant par leurs tortionnaires. Les moines subissent leur martyr avec une certaine indifférence. Par contre, Antoine, peu enclin à se laisser marcher sur les pieds, se rebelle et envoie mordre la poussière à quelques soldats hargneux. Conséquence, il est assailli par une meute de chiens enragés qui le rouent de coup et le laissent pour mort sur le terrain. Le matin, au petit déjeuner, Richard est pressé par sa fille afin qu'il lui raconte une histoire, une plus belle histoire que les autres jours car la veille, elle n'y a pas eu droit. Richard sourit. Il sait quelle histoire il va raconté à sa fille. C'est une longue histoire, tellement longue qu'il ne la termine qu'en arrivant devant la porte de l'école. Alors sa fille le regarde avec tendresse et lui dit :     Tu vois, Papa, de toutes les histoires que tu m'as racontées, celle-ci est vraiment si bizarre qu'on croirait qu'elle est vraie! Maintenant, Richard n'a plus aucun doute. Sa fille croit en lui et à sa théorie. Elle vient de le lui confirmer. Il ne lui reste plus qu'une chose à exécuter : faire connaître sa découverte au monde entier. Après avoir embrassé sa fille, il est sur le point de démarrer quand il voit elizabeth qui court en tirant son fils par le bras. Elle est en retard et laisse son fils devant la porte de l'école juste au moment où le gardien referme la lourde grille métallique. Quand elle repart, il la suit des yeux. Elle semble triste, perdue dans ses pensées. Il a un élan de tendresse pour elle. Richard arrive à son bureau, un peu nerveux, peut-être, mais les yeux  pétillant de malice, heureux de se retrouver dans son antre. Il décide de faire un tour dans les autres laboratoires afin d'annoncer à ses collègues qu'il a réussi. Il a fait une découverte extraordinaire sur la bioélectricité. Rendez-vous est pris pour quatorze heures, dans le grand amphithéâtre du B.E.O. où il leur dévoilera le résultat de ses recherches. Evidemment, à midi, à la cantine, alors que ses amis les plus proches le pressent de leur révéler quelques menus détails sur sa conférence, Richard prend un malin plaisir à les faire patienter. Il tient sa revanche sur eux et veut en profiter. A quatorze heures, Richard fait son entrée dans l'amphithéâtre, souriant, décontracté, ce qui étonne ses amis, et rend suspicieux les autres. Tranquillement, il sort de ses poches une pile électrique montée sur roulettes et deux bonhommes miniatures jumeaux, eux aussi montés sur roulettes, qu'il pose sur la paillasse devant lui. Bref coup d'oeil un rien ironique sur les participants. Richard repère la présence du directeur du B.E.O. Mazette! S'il s'est déplacé, c'est que quelqu'un a dû lui dire que la découverte était d'importance. Un ami très certainement qui connaît Richard et qui sait que s'il a décidé cette réunion, c'était que cela valait le déplacement. Richard pose les deux bonhommes l'un à côté de l'autre et met la pile à roulette juste derrière. Avec un fil électrique, il relie les deux bras intérieurs des deux bonhommes, puis relie chacun des bras restés libres l'un au pôle plus de la pile, l'autre au pôle moins. Aussitôt, les deux petites figurines se mettent en mouvement, entraînant la pile avec eux. Dans l'amphithéâtre, c'est la stupeur! Quelques lazzis fusent, des rires ironiques aussi. Imperturbable, Richard ne dit rien, ne répondant pas à ces provocations. Sortant un cutter de sa poche, il tranche l'un des bras d'un bonhomme. Celui-ci s'arrête et tombe. L'autre s'avance encore de quelques centimètres puis s'arrête à son tour. Alors Richard s'adressant au public en montrant les deux figurines :      quand le premier homme décède, le second perd aussi son énergie et meurt à son tour, et cela en quelques secondes voire quelques minutes. Toutefois, suivant la résistance bioélectrique du sujet la mort peut subvenir quelques jours après, mais cela n'a jamais dépassé quinze. Dans l'assistance, quelqu'un hurle :     C'est tout? Nous connaissons tous ici, en électricité, les lois qui régissent le montage en série! Richard sourit, s'attendant à cette remarque somme toute juste mais inadéquate dans le cas de sa théorie. Ici, il ne s'agit pas de circuit électrique courant mais de bioélectricité, montage autrement plus subtil et difficile à démontrer. Alors, prenant appui des deux mains sur le bureau, le visage tourné vers l'assistance, il décide de tout leur dire, même si beaucoup parmi eux ne comprendront pas.      Croyez-vous que je suis resté ici tous les soirs, jusqu'à minuit, pendant quinze ans, pour vous parler des lois du montage électrique en série? Je vous parle, moi, d'une loi bioélectrique concernant tous les êtres humains! Pendant des années, j'ai entré dans mon ordinateur des dates de naissances et des dates de décès d'être humains à partir de tous les fichiers d'état civil dont j'ai pu avoir connaissance dans le monde. J'en ai rentré des centaines de millions grâce à l'aide de milliers d'internautes de toute la planète. Et hier soir, l'ordinateur m'a dit que ma théorie était valable à cent pour cent! Quelle théorie me direz-vous? C'est très simple! Pour beaucoup de choses, la nature fait tout en double, de façon symétrique : yeux, oreilles, bras, jambes, et j'en passe. Mais elle fait aussi cela pour la première impulsion, vous savez, celle qui donne la vie. Je ne saurais vous dire ni qui ni comment cela se passe, je ne suis pas Dieu, mais ce qui est certain c'est que le même contact est mis sur deux êtres humains à l'instant de leur début de vie, quel que soit leur sexe et leur race. C'est ce contact initial qui nous donne notre énergie bioélectrique. Nous avons donc tous un jumeau bioélectrique quelque part sur Terre! Richard reprend un instant son souffle, laissant un court silence, guettant une réaction quelconque du public. De toute évidence, personne n'a envie de prendre la parole. Alors, calmement, Richard continue son exposé.      La confrontation des dates de naissance et de décès de millions d'individus m'a montré que tous les duos qui étaient nés à la même heure, et bien, étaient morts à quelques instants d'intervalle, cet intervalle étant au maximum de quinze jours, cas limite rarement atteint. Toutefois, comme je dispose de beaucoup plus de dates de naissance que de décès, vu qu'un grand nombre de gens sont encore vivants, ces données n'entrent pas dans la vérification de ma théorie. Elles serviront plus tard, au fur et à mesure que des couples de jumeau seront disparus. Par ailleurs, mes données proviennent de pays où existe un état civil parfaitement tenu à jour, ce qui laisse le champ libre pour un recensement plus vaste lorsque des états civils sérieux auront été établis ailleurs. Il n'en reste pas moins que ma découverte ne peut pas être due au hasard, sinon les coïncidences se chiffreraient par centaines de milliers, ce qui serait en soi un non sens! Je vous remercie! Dans l'amphithéâtre, il y a d'abord un silence lourd, sorte de néant immatériel, puis quelques murmures, avec sur certains visages de la consternation, sur d'autres de l'ironie, voire de l'incrédulité teinté d'étonnement. Mais personne ne se permet d'applaudir. En fait, Richard est considéré comme un original mais pas comme un fou. Sa théorie a l'avantage d'être toute simple, même si on ne peut pas définir le pourquoi et le comment de l'origine des jumeaux bioélectriques. Malgré tout, Richard est un peu déçu du manque d'enthousiasme suscité par l'exposé de sa théorie. Il range ses affaires, remet dans ses poches ses deux bonhommes et la pile puis sort sans se retourner. Tout a été dit. Dans un monastère perdu du Tibet, un homme semble dormir sur une couche faite de couvertures bariolées. C'est Antoine. Il est vêtu d'une robe jaune safran et a les yeux clos. Un moine veille auprès de lui, priant en se balançant d'avant en arrière, psalmodiant des mots bizarres, et plaçant de temps en temps devant une représentation de Bouddha des bâtonnets d'encens qui rendent l'atmosphère presque irrespirable. Un autre moine entre, les mains enfouies dans les manches de sa robe, l'air préoccupé. Comment va-t-il? Il est toujours entre le Ciel et la Terre, Maître. Je crois qu'il va falloir parlementer avec les mécréants pour faire venir ce chirurgien que je connais à Paris... Les barbares veulent qu'il parte pour le pays des mille félicités, n'est-ce pas? J'ai bien peur que oui, murmure le moine resté debout au pied du lit et observant Antoine. Aussi, quelle idée il a eu de flanquer une raclée à ces six soldats plus bêtes que méchants! Je lui avais pourtant dit que l'indifférence est l'arme absolue contre la barbarie. Mais il y avait en lui encore trop de cette civilisation guerrière que j'admire en tant qu'homme mais que je réprouve en tant que serviteur de Bouddha. Qu'allons-nous faire, Maître? Parlementer, mon fils, parlementer! La sagesse est dans la parole. Peut-être que le verbe atteindra une lueur de compassion dans les limbes obscurs de nos occupants. Je le souhaite, Maître! Antoine est un des nôtres bien que venant d'un monde qui m'est inconnu. Je sais, mon fils! Il nous a apporté le rire et la joie de vivre, il mérite que nous l'aidions à revenir parmi nous. Comme tous les matins, Richard accompagne sa fille à l'école. Depuis l'annonce de sa découverte, il est moins pressé et s'attarde volontiers avec elle jusqu'à la fermeture du portail. Il en est encore aux derniers gros bisous quand la présence d'Elizabeth à ses côtés le surprend. Il se relève, indécis. Heu..., bonjour, Madame! dit-il, ému, ne sachant quelle attitude prendre.     Bonjour, Monsieur! Elle aussi semble intimidée. Il l'observe avec discrétion, elle est très jolie et cela le trouble. Il a conscience qu'il pourrait être amoureux d'elle. En fait, il est amoureux d'elle, mais évite de se laisser gagner par ce qu'il considère comme un fantasme de veuf. Je..., heu..., je peux faire quelque chose pour vous? demande-t-il, pas vraiment à l'aise. Je..., votre fille a raconté une histoire à mon fils et... Une histoire? Quelle histoire? demande-t-il surpris. Une histoire sur des jumeaux qui... Ah, oui! Je vois! C'est le résultat de vos recherches, si j'ai bien compris?     Hum.., oui... Elle est sur le point de fondre en larmes et, instinctivement, il lui prend le bras et l'entraîne vers un banc dans le jardin public qui fait face à l'école. Il remarque l'élégance avec laquelle elle s'assoit, la façon qu'elle a de ramener sa jupe sur ses genoux, enfin, tout un tas de détails qui font d'elle la femme qu'il a envie d'aimer. Vous avez quelque chose à me demander? Lance-t-il, pas certain de faire ce qu'il devrait faire.Elizabeth baisse la tête, regardant ses mains qui chiffonnent sa jupe. Elle est sur le point de pleurer et il entoure ses épaules de son bras, l'attirant contre lui. Vous ne voulez pas me dire ce qui vous tracasse? C'est à propos de l'histoire qu'a raconté votre fille..., murmure-t-elle. Oui..., et alors? L'interroge-t-il doucement pour ne pas la brusquer. J'ai pensé que... Enfin, voilà, le père de mon fils a eu un grave accident cardiaque et il est dans le coma. Les médecins disent qu'il peut mourir ou s'en remettre, ils ne savent pas. C'est arrivé brusquement, sans raison, comme ça. Nous ne sommes pas mariés, vous savez, nous n'en avons jamais éprouvé le désir, ajoute-t-elle en lui lançant un coup d'oeil dans lequel il remarque comme un immense espoir.Il est heureux qu'elle soit libre. Dévoyer une femme mariée n'est pas son genre. Hum! Qu'attendez-vous de moi? Finit-il par lui demander.  Je ne voudrais pas que le père de mon fils meurt. Un garçon a besoin de son père pour devenir un homme! Je suis bien d'accord avec vous, mais... Votre théorie sur les jumeaux bioélectriques est vraie, n'est-ce pas? Alors, si le père de mon fils a effectivement un jumeau, pourriez-vous le retrouver et me dire si... S'il est mort ou s'il est en vie et en bonne santé!     Oui... Et s'il est en mauvaise santé, peut-être le sauver et du même coup sauver le père de mon fils. Il est agréablement surpris. Elle a tout compris et veut appliquer sa théorie à cet homme qui lui a donné un fils. S'il ne se retenait pas, il l'embrasserait volontiers. Une femme jolie et intelligente, son rêve! Oui, mais pour le moment, il a un problème à résoudre : trouver le jumeau de cet homme! Je veux bien essayer, dit-il, mais il me faut sa date et son lieu de naissance, et si vous aviez l'heure exacte ainsi que le lieu exact, cela faciliterait beaucoup ma recherche. Vous savez, c'est la première fois que je vais appliquer ma théorie et je ne sais pas si ça marchera. Vous ne m'en voudrez pas si j'échoue...? Oh, merci!Et elle se retourne brusquement vers lui et l'embrasse carrément sur les lèvres. Il met un moment à s'en remettre, la regardant avec une certaine consternation. Je vous demande pardon, dit-elle en reprenant une position plus conforme aux bonnes moeurs. Je..., heu..., oui, mais... Je vais vous écrire tous les renseignements que vous m'avez demandés sur un bout de papier...Et aussitôt, elle fouille dans son sac, en sort un calepin, en arrache une feuille et y griffonne rapidement quelques lignes. Voilà, dit-elle en lui tendant la feuille. On se voit ce soir, à la sortie de l'école?     Heu..., oui! Et elle part, le laissant en plan, sa feuille de papier à la main. Ironie du sort, il aime cette femme et il va l'aider à sauver l'homme qui lui a fait un enfant! Au laboratoire, Richard allume son ordinateur. Il a sorti de sa poche la feuille de papier que lui a donnée Elizabeth et sur laquelle il lit les indications qui vont peut-être lui permettre de vérifier sa théorie. Il entre les données en sa possession et lance le programme. Il sait que la recherche qu'il entreprend risque d'être longue. Oh, pas avec l'ordinateur, mais après. En effet, il a remarqué que, à une date et un lieu de naissance donnés, il correspond souvent une centaine de jumeaux possibles. C'est là que commence la vraie recherche : déterminer quel est le vrai jumeau!  La liste sort assez rapidement. Comme il l'avait prévu, une centaine de noms! Il peut en éliminer presque la moitié, ceux-ci étant décédés, ce qui aurait entraîné automatiquement la mort de l'homme qui a fait un enfant à Elizabeth. Reste une cinquantaine de possibilités. Il y en a dans le monde entier, en fait essentiellement aux Etats-Unis, en Angleterre, et en Europe. Il a des correspondants dans tous ces pays. Le plus fastidieux va être de les contacter pour leur demander où en sont les ressortissants qu'il a sur sa liste. Mais avant de se lancer dans ce travail de longue haleine, il veut consulter Elizabeth. Ce soir, il ira un peu plus tôt chercher sa fille. Il espère que Elizabeth fera pareil avec son fils. Quand il arrive à l'école, il a une demi-heure d'avance. Mais ce n'est pas cela qui le trouble, c'est que, sur le banc du jardin public, Elizabeth est là et le regarde venir avec dans les yeux toute la tendresse du monde. Elle aussi est amoureuse, maintenant il le sait. Bonsoir, Elisabeth... Bonsoir, Richard.     Hum..., j'ai sorti une cinquantaine de noms et je voudrais que vous y jetiez un coup d'oeil. Il lui tend un listing sur lequel elle se penche, non sans lui avoir auparavant décoché un sourire plein d'espoir. Il en est un peu mortifié. Il est jaloux, quoi! Serait-elle heureuse de sauver l'homme qui... Non, ce ne peut pas être cela. D'ailleurs, elle lui a dit ce matin même qu'elle voulait simplement sauver le père de son fils, nuance! Pendant qu'elle s'absorbe dans la lecture de la liste, il en profite pour la détailler. C'est vrai qu'elle est jolie! Elle a cette douceur de la femme, ce charme discret qu'il affectionne particulièrement. Je ne sais pas que vous dire, murmure-t-elle au bout d'un moment. Je ne vois rien qui puisse me donner une idée sur l'homme qui est le jumeau bioélectrique de...     Je sais. C'était uniquement pour éviter une erreur, comme par exemple un ami de votre..., heu..., du père de votre fils. J'ai pu constater que les jumeaux bioélectriques ne se rencontrent jamais. De toute façon, j'ai déjà lancé la recherche auprès de mes correspondants pour savoir si parmi cette cinquantaine de noms, il y en avait au moins un qui serait tombé malade au même moment que votre..., le père de votre fils. Elizabeth se tourne vers lui avec un petit sourire taquin.Cet homme n'est pas mon mari, vous savez! Uniquement le père de mon fils.                                                                                                    Si je comprends bien, vous désirez sauver la vie de cet homme uniquement parce qu'il est le père de votre fils? C'est cela! C'est uniquement pour cette raison.                           Et bien, il ne me reste plus qu'à me mettre au travail! Quand il se lève, elle en fait autant et reste debout devant lui, attendant manifestement quelque chose. Alors, n'y résistant plus, il se penche et l'embrasse sur les lèvres, un baiser chaste, à peine effleuré.  Je suis heureuse, murmure-t-elle en se sauvant.  Le lendemain, Richard est à son bureau. L'ordinateur est allumé et il guette les mails. Il y en a déjà une trentaine qui son arrivés, mais aucun ne correspond vraiment au jumeau bioélectrique de l'homme. Il est inquiet, se demandant s'il ne s'est pas trompé. Un mail arrive, il vient du Mexique. Il y jette un oeil, juste comme ça et sursaute. Tout concorde, la date à la minute près où l'homme est tombé malade, lui aussi d'une crise cardiaque qui l'a plongé dans un coma profond. Il recherche l'adresse où est hospitalisé ce mexicain, décroche son téléphone, fait le numéro. Son coeur bat un peu fort, ce n'est plus de l'inquiétude mais de l'affolement. Se calmer, il doit se calmer! Il respire un bon coup, expire lentement. Son correspondant est au bout du fil, c'est le médecin traitant. Une brève conversation lui apprend que le malade est dans un état sinon critique tout au moins très préoccupant. Il y aurait une solution pour le guérir, c'est de le faire venir aux Etats-Unis. Malheureusement, la famille n'a pas les moyens. Dilemme! Sauver ce mexicain, c'est sauver le père du fils d'Elizabeth! Il ne voit qu'une solution dans l'immédiat : aller se rendre compte sur place! Seulement, il a un gros problème : sa fille! La jeune étudiante ne peut pas rester à la maison la nuit et laisser toute seule sa petite chérie, il n'en est pas question. Soudain, il se frappe le front du plat de la main et s'exclame : Elizabeth!Il décroche le téléphone et compose le numéro. Elizabeth? Oui... C'est Richard! Je t'avais..., je vous avais reconnu. Qui y a-t-il? Je pense avoir retrouvé le jumeau bioélectrique de votre... Mais il y a un problème, enfin disons deux problèmes. Cet homme est mexicain et je dois me rendre à son chevet pour me faire une idée de la gravité de son état. Seulement, j'ai ma fille et... Ce n'est pas un problème, ça! Je la prends avec moi ce soir, à la sortie de l'école. Mon fils sera ravi. Ils s'entendent comme larrons en foire tous les deux, vous savez! Cela ne vous dérange pas trop?                           Richard! Bon, il a dit une ânerie et Elizabeth le lui fait comprendre.  Bon, alors comme ça, je pars cet après-midi pour Mexico pour voir ce qu'il en est. Dès mon retour, je vous appelle. Et même, je vous appellerai de là-bas.                           Reviens vite! Et crac, elle raccroche! Heureux? Ben, oui! Elle vient de le tutoyer deux fois, alors que lui n'a pas osé.  Quand il arrive à Mexico, il prend un taxi, direction l'hôpital, l'entrée des urgences, la réception. Il demande à voir le docteur dont il donne le nom. Il n'est pas là. Il donne alors le nom du malade. La réceptionniste consulte son cahier et lève la tête, désolée : il vient de mourir. Cela lui fait un choc! Il va boire un café à un distributeur qui occupe tout un pan de mur. Il ne sait quoi faire. Doit-il prévenir Elizabeth. Elle risque de s'affoler! Oui, mais s'il ne le fait pas...Il récupère son portable et compose le numéro d'Elizabeth. Allo, c'est Richard... Je m'en doutais. Et je sais pourquoi tu téléphones. Comment ça, tu..., heu..., vous savez? Il est mort, n'est-ce pas? Heu..., oui.... Le père de mon fils aussi! Déjà! Ce qui tendrait à prouver que ta théorie est parfaitement justifiée, non? Ben, heu..., oui! Tu rentres quand? Ce soir... Nous viendrons te chercher à l'aéroport avec les enfants. C'est gentil, mais... Il n'y a pas de mais! D'ailleurs, ta fille... Oui, bon, je te raconterai ce qu'elle m'a demandé. Et on peut savoir?                           non! A ce soir! Et elle raccroche. Une manie! Mais il est heureux qu'elle soit ainsi. Le seul problème qui le préoccupe quand il prend l'avion, c'est de savoir ce que sa fille a bien pu demander à elizabeth. La connaissant, il se méfie. Avec elle, il a toujours eu des surprises et quelquefois, elles sont de tailles! Comme la fois où elle a engueulé un agent de police qui voulait le verbaliser parce qu'il ne s'était pas garé exactement sur l'emplacement réservé. Un autre sujet le préoccupe. En fait, la mort des deux jumeaux bioélectriques confirme sa théorie, mais au B.E.O. on ne semble pas trop s'y intéresser. Il va falloir qu'il fasse quelque chose. Voyager, par exemple, faire des conférences, se faire connaître, mais surtout faire connaître sa théorie.  Richard voyage beaucoup : les Etats-Unis, l'Angleterre, l'Europe surtout qui semble s'intéresser à sa théorie. Pour les autres pays, il verra plus tard. Et puis, il y a cette invitation à venir au Tibet qui l'intrigue. Des moines ont lu ses écrits et sont très désireux qu'il vienne leur faire sa conférence. Dans la lettre, il y a même les billets d'avion aller-retour. Dans ces conditions, difficile de dire non. Il en parle à Elizabeth qui est enthousiaste et le presse d'aller là-bas. Quand il arrive au Tibet, l'accueil est chaleureux, les moines sont sincères et d'une gentillesse extraordinaire. Il est logé au monastère et prend ses repas avec eux. Evidemment, il n'est pas habitué aux us et coutumes du pays et ses bourdes déclenchent un fou rire général. Il se sent heureux parmi ces gens qui ont acquis une sagesse merveilleuse.  Le jour de la conférence, il est écouté avec déférence, et même une sorte de complicité qui l'émeut. Aussi, quand à la fin de l'exposé, deux moines lui demandent de les suivre, il ne refuse pas.      La pièce n'est pas très grande, une cellule de moine, un européen gît sur un lit, semblant dormir. Mais Richard comprend que l'homme ne dort pas, il est dans le coma. C'est Antoine. Les moines lui expliquent ce qui est arrivé, il en est révolté. Aussi, lorsqu'ils lui demandent de les aider, il est tout de suite partant.      L'ennui, c'est que je n'ai pas d'ordinateur, dit-il contrit. Venez avec nous, lui répondent les deux moines en riant sous cape.Evidemment, découvrir derrière un rideau, un ordinateur ultra moderne avec une capacité mémoires frisant la folie, Richard a comme un léger vertige. C'est..., c'est à vous ça? Nous l'avons acheté pour vous.Richard se gratte la tête, perplexe. Et vous voulez que..., demande-t-il, sachant déjà la réponse. Entrer les données propres à Antoine, plus quelques autres que lui fournissent les deux moines, ainsi que les siennes qu'il a toujours avec lui sur des disques, lui prend la journée. Il est impatient de voir ce que cet ordinateur va répondre.Il a travaillé tard et a lancé le programme de recherche. Une liste sort, relativement courte : une cinquantaine de noms. Il l'examine, dubitatif, se demandant ce qu'il va trouver là-dedans. Pourtant, un détail lui tire l'oeil. Dans la liste des jumeaux bioélectriques d'Antoine, il y a un chinois! C'est possible bien sûr, mais il est étonné. Qui est cet homme? Le mieux est encore d'aller le demander aux deux moines qui attendent sagement dans la pièce à côté.                           Hum..., c'est qui? demande-t-il en montrant le nom sur la liste. Les deux moines font grise mine. Ils échangent un regard qui en dit long sur l'antipathie qu'ils éprouvent pour l'individu en question. C'est le chef des armées chinoises qui ont envahi notre pays. Qu'est-ce qu'il fait là, sur la liste? Le jour où Antoine est entré dans le coma, lui aussi est entré dans le coma, lui annoncent les deux moines. On était au courant de votre théorie et on a fait le rapprochement, lui avouent-ils un rien rigolards. C'es la vengeance de Bouddha, ajoutent-il en conclusion.Pour la vengeance, richard est septique, mais pour le jumeau bioélectrique, là, il n'y a aucun doute. Même date de naissance pour les deux, même heure de l'accident, même résultat! Et que comptez-vous faire? demande-t-il en fixant les deux moines parfaitement à l'aise. On va voir les autorités avec toi, et on leur explique que s'ils veulent sauver leur chef, il faut aussi sauver Antoine. Et ça risque de marcher, un truc comme ça? C'est à voir. Mais si tu leur dis que leur vénérable chef est lié par le sang à Antoine et qu'il suffit qu'Antoine parte pour Paris se faire soigner, le tour est joué.                           Ouais! Richard n'est pas certain du résultat, mais comment faire autrement pour sauver la vie de ce moine un peu spécial. D'un autre côté, laisser mourir Antoine, c'est aussi débarrasser le pays d'un tyran. Délicat problème que Richard ne peut pas résoudre tout seul. Ils tiennent vraiment à leur chef, les chinois? demande Richard qui a sa petite idée sur un certain point du problème. C'est très possible... Alors, vous me laisserez parlementer. Le lendemain après-midi, les chinois reçoivent Richard, flanqué de ses deux moines qui n'ont plus envie de rire. La discussion traîne sur des banalités, puis sur sa théorie et enfin sur la survie des deux jumeaux bioélectriques. Les chinois font la gueule, mais acceptent finalement de laisser partir Antoine. Seulement, Richard ajoute une petite condition à cet arrangement. Si leur chef guérit, il ne doit plus ordonner de massacre de tibétains. Là, évidemment, ça coince un peu, mais en insistant sur le fait que la guérison de leur chef est aussi liée à cette condition, les chinois acceptent. Le départ d'Antoine pour Paris est prévu pour le surlendemain. Richard profite de ces deux jours de répit pour s'informer, s'instruire plutôt, sur cette philosophie qui le laisse rêveur. Finalement, il comprend Antoine. Le soir, il téléphone à Elizabeth pour la mettre au courant de son aventure au Tibet et lui annonce qu'il rentrera par le même avion qu'Antoine et fera donc une escale à Paris. Elle est ravie et lui envoie tout plein de bisous. Il y a maintenant une semaine qu'il est auprès d'Elizabeth et des enfants. Il a eu des nouvelles d'Antoine qui est enfin sorti du coma. Par contre, le chef des armées chinoises lui aussi est sorti du coma, ce qui a fortement impressionné les hauts dignitaires du parti. Malheureusement, dès qu'il a été sur pied, le tyran a de nouveau sévi : les massacres ont recommencé. Richard est triste. Il a sauvé la vie d'un homme qui le méritait et celle d'un autre qui ne le méritait pas. En fait, en sauvant deux hommes, il en a fait tuer des milliers...   </description>
		<pubDate>Sun, 01 Oct 2006 14:27:00 GMT</pubDate>
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        <title>le roman de sa vie</title>
        <link>http://comedien-a-tout-prix.play-a-role.com/le-roman-de-sa-vie-14.html</link>
        <description>« Le petit bègue »1/2 Le petit bègue est l'histoire insolite, sensible et hors du commun d'un enfant timide et très pudique qui, à la suite d'un traumatisme affectif, est devenu bègue. Mis en pension chez les frères jésuites, personne ne voudra croire en sa maltraitance physique et morale.Prêt à tout pour échapper à son malheur, il fera une tentative de suicide à l'âge de 8 ans, aura une crise d'appendicite achetée à la cantine donc obtenue volontairement et frôlera même le maximum d'un thermomètre après une évasion de 25 kms en culottes courtes dans le froid de l' hiver.Ses parents finiront par jeter l'éponge en le remettant dans son univers paradisiaque de sa citée en béton de Bobigny, mais le mal est fait, lorsque l'enfant tente de s'exprimer, le verdict tombe : il est devenu bègue !Il vivra son calvaire tout seul sans rien dire (et pour cause) jusqu'à l'âge de 17 ans. Là, n'en pouvant plus, le bélier bègue, pragmatique, pudique et entêté mettra au point une thérapie nucléaire, en s'enfonçant le couteau dans la plaie, par le biais d'une déclaration publique qu'il fera, de surcroît, nu comme un ver sur les planches d'un théâtre parisien.     Cet impensable contre-choc lui permettra de constater l'incroyable et surprenante réalité : lorsqu'il joue la comédie, il ne bégaie plus.          C'est donc une évidence pour lui : il va devenir comédien.      Conscient malgré tout de ce projet chimérique, et à la vue de l'impensable file d'attente de rêveurs, il se dirige à nouveau vers une autre solution toute aussi inattendue.      Puisque devenir acteur devant une caméra est une véritable utopie sans aucune relation dans le milieu du spectacle, et bien qu'à cela ne tienne, il va devenir acteur « sans caméra » sur la scène de la vie !      L'essentiel et la base de sa ruse ne sont-ils pas de jouer la comédie, afin de se cacher derrière un autre personnage qui lui n'est pas bègue ?!          Fort de cela, il entre donc un peu forcé dans sa drôle de vie « d'acteur sans caméra » et, dans sa saga de tournages, il aura l'occasion d'enchaîner des rôles insolites tels que : valet de chambre chez Philippe Bouvard, cuisinier de Jean Pierre Foulcault, super flic du G.I.P.N, nurse, animatrice sur minitel rose, plagiste trilingue à l'hôtel Majestic de Cannes, en n'étant même pas bilingue, et bien d'autres encore....     Au total c'est dans une cinquantaine de « films » que jouera notre petit bègue et, comme si cette incroyable vie ne suffisait pas, le surprenant phénomène collectionnera encore des anecdotes telles que : signer un autographe à Monsieur Gerry Lewis qui le lui demande devant les caméras de TF1, ou encore être sacré l'homme de l'année par le personnel soignant d'un grand hôpital de Marseille venant d'apprendre que, par amour, il s'était fait vasectomiser.Encore plus irréel, le jour où cette grande chaîne de télévision le reçoit sur son plateau en apprenant que malgré cette opération il vient encore de concevoir un enfant !    .../...     Guy Ange QUANG contact : 06 16 74 40 73 « Le petit bègue » 2/2 Hélas, sa stratégie aura une inéluctable conséquence, car tel un véritable acteur, se prenant au jeu de l'enchaînement des rôles, lorsque le tournage s'éternise un peu trop, c'est plus fort que lui, il s'envoie tout seul la célèbre phrase : « fin de tournage !», se remettant ainsi en quête d'un nouveau « film ».Il n'est donc capable, dans la durée, de ne faire qu'un seul métier au monde, le plus dur et le plus convoité : « acteur de cinéma» !     La différence avec les autres optimistes étant tout de même la suivante : Si être acteur est une envie chez certains, en ce qui concerne le petit bègue, c'est quasiment une question de survie.          A présent, les médias commencent à s'intéresser à son drôle de parcours, en l'invitant sur des plateaux T.V. et c'est avec une singulière décontraction et un charisme certain que le petit bègue assume encore et toujours sa prestation sans bégayer mais en évitant toujours de commencer une phrase par une « voyelle » (petit secret de bègue).          Dans sa quête de devenir un vrai acteur, le petit bègue ira de petits cafés en cafés perdus et, croyant inlassablement saisir sa chance lors d'une nouvelle rencontre prometteuse, à chaque fois la triste réalité tombera.     Que cela soit avec une star ou un autre personnage du milieu artistique, il sera toujours embrassé et félicité le lundi, pour être complètement oublié le mardi. Il attendra très longtemps pour voir arriver, comme il le dit souvent, le bus de la chance, quand un jour, alors qu'il ne l'espère plus vraiment, lors d'un appel au secours sous la forme d'une consultation de voyance à laquelle il se rend sans grande conviction, la jeune femme lui dévoile un avenir artistique, et une aura au delà de toutes ses espérances.     Ayant oublié d'être naïf, malgré son idée fixe d'atteindre l'inaccessible étoile, il demande son « addition » en la supposant assez salée après toutes ces bonnes nouvelles.    La surprise sera de taille quand la voyante lui répondra : « Vous ne me devez rien, invitez-moi à dîner, j'ai à vous parler». C'est donc 33 années après son invention à l'âge de 17 ans de sa formidable thérapie que le petit bègue voit enfin arrivé « son bus ».     La « bonne fée » avait en fait un cousin producteur de cinéma, et non des moindres puisqu'il est un des plus grands et des plus connus de Paris, qui aurait laissé son coeur du côté de Marseille..     Dans quelques jours, le petit bègue déjeunera chez « le cousin » cela ne sera pas un mardi, et, soit le destin s'accomplira, soit il lui faudra de nouveau s'incliner en se disant que : « ce n'était pas le bon bus ! »      C'est à présent l'heure de vérité, devant un tel enjeu, le petit bègue n'a pas droit à l'erreur et ne voit donc qu'une seule stratégie : l'honnêteté et le naturel !    « Naturel » voulant dire : Rester soi même...  Le petit bègue arrivera-t-il à rester lui-même ?Pourra t-il ne pas se mettre en situation d'acteurEt si il y parvient, ne redeviendra-t-il pas bègue ?         Guy Ange QUANg contact : 06 16 74 40 73  </description>
		<pubDate>Sun, 01 Oct 2006 14:23:00 GMT</pubDate>
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